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Résumé : Le pouvoir du moment présent

Le pouvoir du moment présent est un livre écrit par Eckhart Tolle en 2001, sur le pouvoir de la pleine conscience, de la méditation et l’illumination.

résumé le pouvoir du moment présent

Bonjour à toi,

Je suis ravie de te retrouver pour le troisième résumé de mon défi fou : lire et résumer 52 contenus sur l’anxiété.

Aujourd’hui, on se retrouve pour un résumé d’un livre qui n’a à priori pas de lien direct avec l’anxiété, mais que j’ai quand même souhaité te présenter tellement il est puissant et peut vraiment changer ta vie. Ce livre est très complet mais j’ai délibérément décidé de me concentrer sur les passages les plus intéressants pour moi au niveau de la guérison de l’anxiété.

Le pouvoir du moment présent est un best-seller traduit en 33 langues et vendu à plus de 3 millions d’exemplaires dans le monde.

L’histoire d’Eckhart Tolle 

L’auteur commence par nous expliquer brièvement son histoire. Il était anxieux, dépressif et suicidaire jusqu’à ses 29 ans et une nuit incroyable qui a changé sa vie.

Ses pensées ont disparues d’un coup, il voyait le monde comme s’il ne l’avait jamais vu, il s’émerveillait de tout et ne voyait que beauté. Il se sentait en paix.

Il s’est ensuite rendu compte qu’il avait vécu l’illumination.

Vous n’êtes pas votre mental

Le plus grand empêchement à l’illumination

Qu’est-ce que l’illumination ? C’est se reconnecter à l’Etre, à votre moi profond, à votre véritable nature. On peut ressentir ce moi profond quand on est totalement dans le moment présent et que le mental s’est arrêté. C’est un état de plénitude et de paix profonde.

moment présent

Ce qui nous empêche de connaître l’illumination c’est l’identification au mental. On n’arrive pas à s’arrêter de penser.

On croit qu’on est notre mental mais c’est faux.

Le pouvoir du moment présent : comment se libérer du mental

Un exercice pour se libérer peu à peu du mental consiste à s’observer penser, sans jugement.

Les voix que l’on entend en permanence dans notre tête sont nos pensées et viennent du penseur. Nos pensées tournent souvent autour du passé et du futur et envisagent toujours le négatif. 80 à 90% de pensées sont négatives, répétitives et inutiles. Et même quand le penseur pense au présent, il l’interprète en fonction du passé donc notre vision du présent est déformée.

En observant nos pensées, on réalise qu’il y a le penseur et derrière lui la conscience, le moi profond, qui écoute et observe. Nous ne sommes pas le penseur mais le moi profond.

On se désidentifie ainsi de nos pensées et les pensées s’arrêtent. Il se produit une période de non-mental. Ces périodes sont très courtes au début puis s’allongent. On se sent calme, en paix, mais aussi alerte et éveillé. On est totalement présent.

Il est aussi possible de faire cette expérience en focalisant son attention sur  le moment présent, c’est le principe de la méditation.

méditation

L’illumination c’est s’élever au-delà de la pensée

L’ego est un faux-moi créé par l’identification au mental. On se fait une image mentale de qui on est à partir de nos conditionnements familiaux et culturels. Il faut également se dissocier de l’ego.

Les émotions, une réaction du corps au mental

Le mental comprend aussi les émotions et les schémas réactifs inconscients entre pensées et émotions.

En effet, une émotion est une réaction du corps à une pensée.

On peut également observer nos émotions et arrêter d’être contrôlé par elles.

Les émotions sont toutes des formes de souffrance (il ne considère pas l’amour, la joie et la paix comme des émotions).

Or plus le mental essaie de se débarrasser de la souffrance, plus elle augmente.

On ne peut se libérer de la souffrance qu’une fois qu’on n’associe plus son moi à son égo, à son mental.

Il y a deux types de souffrance : celle qu’on crée maintenant et celle qu’on a créée dans le passé.

Se sortir de la souffrance par la conscience

Ne créez plus de souffrance dans le présent

C’est nous-mêmes qui nous nous infligeons notre souffrance car c’est le mental qui nous contrôle.

La souffrance du présent est due à la non acceptation et à la résistance à ce qui est. Plus on accepte le moment présent plus on se libère de la souffrance.

Le mental résiste à l’instant présent car il n’est rien sans le passé et le futur. Mais le mental et le temps ne doivent pas nous contrôler. Seul le moment présent est réel.

La douleur du passé : comment dissiper le corps de souffrance

La souffrance que l’on a ressentie dans le passé s’accumule en nous. L’auteur appelle cela le corps de souffrance émotionnel. Il peut être latent ou actif. Il s’active dans des situations nous rappelant un souvenir douloureux.

Nous pouvons devenir violent envers les autres ou envers nous-mêmes. Le corps de souffrance peut pousser au suicide ou créer des maladies. Il créé des situations négatives.

Ce corps de souffrance ne survit que si on s’y identifie.

Tant que nous créons notre identité à partir de la souffrance, on ne peut pas s’en libérer et on s’identifie au passé. La souffrance est devenue une partie de nous. On croit que le passé est plus fort que le présent, que les autres sont responsables de comment on se sent.

souffrance

C’est faux. Nous sommes les seuls responsables de notre vie.

Il faut oser affronter notre douleur. En devenir conscient, l’observer et l’accepter, sans juger et analyser. L’identification est alors rompue. En étant attentifs on accepte, et en acceptant on transforme.

Observons aussi toute forme d’attachement ou de plaisir à penser et parler de nos souffrances, cela révèle une forme de résistance.

Origine de la peur

La vraie peur est la peur qui nous saisit devant un danger réel qui se présente devant nous. L’anxiété, les phobies sont des peurs psychologiques au sujet d’un futur hypothétique. Elles ne concernent pas le moment présent. Lorsqu’on est anxieux, le mental est dans le futur.

L’ego qui nous contrôle se sent en permanence menacé, et cherche constamment à nous faire peur. En fait toute peur est liée au fond à la peur de l’ego de son propre anéantissement.

La plupart des gens vivent dans une peur constante, mais ne le réalisent qu’une fois qu’elle a atteint un niveau très élevé (par exemple un trouble de l’anxiété).

La recherche d’intégralité de l’ego

L’ego a également peur d’être incomplet, de ne pas être entier. Si cette peur est consciente, on a alors une impression de ne pas être assez bien, et si cette peur est inconsciente, on va chercher à combler ce manque par un désir sans fin de nouvelles choses (argent, succès, biens matériels, relations, pouvoir…).

recherche de possessions

L’ego cherche ) s’identifier à ces possessions, à un statut, à une reconnaissance, à des croyances…Mais c’est un leurre et on ne peut y trouver notre véritable identité.

Plonger dans le moment présent

Il ne faut pas chercher son moi, son identité dans le mental. Car alors le mental devient l’ego et commence à nous contrôler, à nous faire vivre dans la peur et la souffrance.

Le temps et le mental sont liés donc pour arrêter le mental il suffit d’arrêter de vivre dans le passé et le futur.

Quand on vit dans le passé ou le futur, on rate l’instant présent, qui est ce qu’on a de plus précieux. La vie c’est maintenant, pas hier, pas demain.

Rien n’existe à part l’instant présent

Rien ne s’est jamais produit dans le passé : cela s’est produit dans le présent.

Rien ne se produira jamais dans le futur : cela se produira dans le présent

Le passé n’est que souvenirs, et le futur n’est que projections, ils n’existent pas.

Tout se produit dans le présent.

Le mental ne peut pas comprendre ce concept, il faut en faire directement l’expérience.

moment présent

Dans le présent il n’y a plus de temps donc plus de problèmes ni de souffrance.

Comment accéder au pouvoir du moment présent

Pour accéder au pouvoir du moment présent, il faut observer notre mental, c’est à dire nos pensées, émotions et réactions.

Lorsque des situations déclenchent des réactions émotionnelles fortes, il est essentiel d’être encore plus présent. Car dans ces moments là, l’émotion a tendance à nous posséder, on agit alors en fonction. On s’identifie encore plus au mental et à l’ego.

Avec l’expérience, il est de plus en plus facile de revenir au moment présent dès qu’on le souhaite et ainsi de sortir du mental.

Comment se défaire du temps psychologique

Le temps-horloge est le temps utilisé pour les aspects pratiques de la vie : prises de rendez-vous, fixation d’objectifs, planification, tirer des leçons du passé.

A l’inverse, le temps psychologique est l’identification au passé (remords, regrets, revivre le passé) et la projection dans le futur (anxiété). Il est inutile.

La folie du temps psychologique

Ce que l’auteur appelle comme cela, c’est le désir constant d’être ailleurs, d’acquérir des choses, d’attendre X ou Y pour être heureux, d’attendre l’amour pour commencer à vivre…

Quand on s’identifie au mental, le pouvoir du moment présent est éclipsé par le temps psychologique. On devient obsédé par un futur meilleur pour échapper à un présent que l’on trouve insatisfaisant.

Le temps est l’instrument de la négativité et de la souffrance

Le passé continue à se répéter, encore et toujours, à moins d’être vraiment présent à ce qui est. Même si l’on gagnait des millions d’euros, nous répéterions les mêmes réflexes conditionnés et nous aurions toujours des problèmes.

Notre futur est donc lié à notre capacité à vivre l’instant.

Toute négativité est liée à une absence de présence et un excès de temps psychologique :

  • si on vit dans le passé, on ressent culpabilité, regrets, ressentiment, tristesse, amertume
  • si on vit dans le futur, on ressent anxiété, stress, inquiétudes et peur.

Notre salut (fin de nos souffrances et de nos problèmes) n’est pas dans un futur hypothétique mais bel et bien dans le présent.

Comment découvrir votre vie derrière vos conditions de vie actuelles

Il est impossible d’être à la fois présent et malheureux.

Si on est malheureux, c’est qu’on résiste au passé et à ce qui est, ou qu’on vit dans l’espoir, donc dans le futur.

La Vie c’est l’instant présent. Nos conditions de vie peuvent être compliquées, mais elles sont un produit du mental, donc du temps. Oublions nos conditions de vie et vivons dans le présent.

Utilisons nos 5 sens : regardons, écoutons, touchons, sentons, goûtons. Observons notre respiration.

respiration

Le pouvoir du moment présent : tous les problèmes sont des illusions du mental

Il n’y a pas de problèmes dans le présent : il n’y a que des situations à gérer immédiatement ou des situations à accepter.

Il faut décider d’arrêter de se créer soi-même des problèmes.

Le mental adore les problèmes car ils nous donnent une identité (qui est fausse). Certaines personnes définissent même leur identité à travers leurs problèmes et souffrance.

Pour savoir si nous vivons dans le moment présent, il suffit de nous demander si nous réalisons les choses avec joie, aisance et légèreté.

Si la réponse est non, il ne faut pas changer ce que nous faisons, mais comment nous le faisons.

Soyons concentrés sur l’action elle-même, et non son résultat. Ainsi l’échec ou le succès ne définissent pas notre vie. Nous n’avons pas besoin de changer, de devenir quelqu’un d’autre, et nous n’avons pas non plus besoin d’attendre que quelqu’un ou quelque chose nous sauve. Nous sommes déjà entiers.

Les stratégies du mental pour éviter le moment présent

Quand on perd le moment présent, on se perd, on perd l’Etre. Il faut se libérer du passé et du futur.

On n’a pas besoin du passé pour avoir une identité et on n’a pas non plus besoin du futur pour vivre pleinement.

Cette libération est un long processus de lâcher prise. On commence par reconnaître qu’on n’est pas présent, puis on reste dans le présent, et enfin on arrive à y rester de plus en plus longtemps.

Il faut savoir que la plupart des humains oscillent entre l’inconscience ordinaire et l’inconscience profonde, mais ne sont jamais réellement conscients.

L’inconscience ordinaire et l’inconscience profonde

Sous conscience ordinaire, qui est l’état normal de la plupart des gens, on est sous l’emprise du mental, on s’identifie à nos pensées, émotions, réactions, désirs et aversions.

On résiste à ce qui est, ce qui créé un léger état de malaise, d’insatisfaction, d’ennui ou de nervosité.

Certaines personnes cherchent à guérir ce malaise par l’alcool, le sexe, la nourriture, les drogues, le travail, la télévision ou le shopping, allant même parfois jusqu’à l’addiction et la dépendance.

addiction

Cette résistance s’intensifie lorsque l’ego est face à un défi ou une menace. Le malaise devient souffrance, c’est l’inconscience profonde.

Le corps de souffrance émotionnel devient actif et engendre beaucoup de négativité.

Comment éliminer l’inconscience ordinaire

Il faut en prendre conscience. C’est difficile au début car on a l’habitude d’être dans cet état.

Il faut se demander régulièrement à quoi on pense et qu’est-ce qu’on ressent, chercher les tensions. Puis se demander de quelle manière on résiste au présent.

Cela peut être :

  • une réticence à faire quelque chose
  • du ressentiment
  • des râleries
  • une envie d’être ailleurs
  • du stress
  • penser au passé
  • des inquiétudes, de l’anxiété
  • une concentration excessive sur un but futur
  • de l’attente : quand j’aurais X je serais enfin heureux…

Il faut s’assumer, choisir d’agir ou alors accepter ce qui est, et en accepter également les conséquences.

Pour accepter la situation, il faut reconnaître qu’on ne veut plus souffrir, qu’on n’en a pas besoin, qu’on a le choix et décider d’abandonner toute négativité.

Le passé ne peut survivre en votre présence

Il est inutile de fouiller notre passé inconscient, sauf lorsqu’il se manifeste de lui-même, car c’est un processus sans fin. Croire que le futur nous libérera du passé est une erreur.

On ne peut pas se trouver dans le passé, seulement dans le présent.

La présence en tant qu’état

Pour rester présent, il faut être enraciné, ancré en soi, sentir son corps de l’intérieur.

En effet, la conscience de notre corps nous ancre dans le moment présent.

Quand on n’est pas dans le présent, alors on n’est pas dans son corps mais seulement dans son mental, qui accapare tout.

Comment atteindre la conscience pure

Certaines personnes utilisent les drogues, l’alcool, le sommeil, le sexe, les tranquillisants ou les antidépresseurs pour atténuer leur mental. Mais ce n’est pas une bonne idée.

On peut simplement devenir présent en écoutant le silence (sous ou entre les bruits). Cela nous calme immédiatement.

silence

Le corps subtil

Comment trouver la réalité invisible et indestructible en vous

Ce n’est pas en ressentant son corps physique qu’on peut ressentir l’Etre mais en ressentant son corps subtil ou corps énergétique.

On peut sentir notre corps de l’intérieur, sentir la vie qui est en nous, la présence qui nous anime.

Comment entrer en contact avec votre corps subtil

Il faut ramener son attention de la pensée vers le corps.

Fermons les yeux, sentons notre corps de l’intérieur, sa vitalité, son énergie.

Créez en vous de profondes racines

La clé pour être ancré dans le présent, c’est de ressentir en permanence son corps subtil.

D’être toujours en contact avec, quand on attend, quand on fait quelque chose. D’imaginer qu’on agit avec tout notre corps.

Il faut pardonner avant d’habiter son corps

En devenant conscient de son corps, on peut ressentir des émotions résiduelles jusque là inconscientes.

Il faut observer ses émotions, les sentir, les accueillir et les accepter. En étant attentifs à ce qui se passe, on accepte et on transforme.

Quand on est présents, une émotion ne dure pas, elle passe comme une vague. Mais si on n’est pas présents, l’émotion peut durer, et s’accumuler à d’autres pour créer le corps de souffrance émotionnel.

Quand une émotion resurgit, voyez si votre mental y est lié (si on ressent des reproches, apitoiement sur soi-même ou du ressentiment). Cela veut dire qu’on n’a pas pardonné, il faut alors lâcher prise.

Laissez la respiration vous amener dans le corps

Quand on est anxieux, on peut avoir du mal à sentir le corps subtil. Il est alors utile de se concentrer sur la respiration. On peut fermer les yeux, sentir sa respiration, et imaginer qu’on est entouré de lumière.

illumination

Diverses portes d’accès au non-manifeste

Habiter pleinement son corps

On peut méditer pendant 10 à 15 minutes pour sentir son corps : s’asseoir bien droit, fermer les yeux, sentir d’abord sa respiration, puis son corps énergétique. A la fin, reprendre conscience du corps physique et ouvrir les yeux. Regarder autour de soi tout en sentant le corps énergétique.

Autres portes d’accès

On peut rester présent, ressentir le corps subtil, arrêter de penser (méditation), lâcher-prise (abandonner toute résistance), écouter le silence ou ressentir le vide.

Pour ressentir le vide, il faut regarder autour de soi, et devenir conscient de l’espace entre les objets, plutôt que des objets.

Les relations éclairées

Entrez dans le moment présent, peu importe les circonstances

Le salut n’est pas ailleurs ou plus tard, il est ici et maintenant.

Le salut c’est être libéré de la peur, de la souffrance, de la sensation d’incomplétude et de manque, des pensées, de la négativité, de la dépendance au passé et au futur. C’est savoir qu’on est l’Etre derrière le penseur, le calme derrière le mental, l’amour et la joie derrière la souffrance.

Le mental nous fait croire que le bonheur se trouve ailleurs, qu’il faut toujours faire autre chose ou devenir quelqu’un d’autre.

Mais le temps est un obstacle au salut. En fait on ne peut parvenir au salut qu’à partir du présent. Le salut est déjà là. Pas besoin de le chercher ou de l’attendre.

La dépendance et la recherche de complétude

Quand on s’identifie au mental, le sens de notre moi dépend de choses extérieures qui n’ont à rien avec notre vrai moi : position sociale, possessions, physique, réussites, échecs, croyances…C’est le faux moi créé par l’ego. Ce faux moi est vulnérable et cherche sans cesse de nouvelles choses auxquelles s’identifier pour se rassurer, mais ne peut jamais être satisfait. Les désirs, les manques, les besoins ne s’arrêtent jamais.

Au delà du bonheur et du tourment : la paix

Au delà du bien et du mal

Les circonstances de la vie ne sont ni positives ni négatives, elles sont neutres.

Quand on accepte ce qui est, il n’y a ni bien ni mal dans notre vie.

Même quand on vit une situation difficile, on peut être en paix. On est tristes mais la paix intérieure est toujours là.

paix

Même les situations que l’on perçoit comme négatives peuvent nous apprendre des choses, nous faire avancer.

La fin du mélodrame émotionnel dans votre vie

La plupart des choses dites mauvaises qui nous arrivent sont créées par notre ego. C’est ce que l’auteur appelle les mélodrames.

L’ego mène notre vie quand nous ne sommes pas conscients. L’ego a peur, il perçoit tout les autres comme des menaces, il résiste à ce qui est.

Quand deux ego se rencontrent, il y a toujours des mélodrames qui se produisent : conflits, problèmes, rapports de force, de violence émotionnelle ou physique.

Même seul, des mélodrames peuvent survenir : quand on a pitié de soi, quand on est anxieux, quand on se sent coupable…

Les gens sont attachés à leur mélodrame personnel car ils en retirent leur identité. Sans cela, ils ont l’impression qu’ils n’auront plus rien.

Lorsqu’on accepte ce qui est et qu’on est dans le présent, l’ego et les mélodrames s’arrêtent.

Les cycles de la vie et l’impermanence des choses

Tout a un cycle, tout finit par changer ou s’arrêter un jour. Le succès peut devenir échec, notre niveau d’énergie est haut puis bas. Parfois on a l’impression de ne plus avancer.

Ces cycles de basse énergie sont essentiels pour se régénérer. La résistance à ces cycles peut créer des maladies. L’organisme créé une maladie afin de nous forcer à nous arrêter.

On a du mal à accepter d’avoir peu d’énergie car on s’identifie à nos réussites et nos actions. On ne sait pas faire la différence entre la vie et nos conditions de vie. Nos conditions de vie ne sont pas immuables et changent en permanence. Si on y cherche notre identité ou notre bonheur, alors on est sûrs de souffrir.

Le salut n’est pas dans ce qu’on fait, ni dans ce qu’on possède ou ce qu’on réussit.

Comment utiliser la négativité et y renoncer

La négativité c’est de la résistance à ce qui est. La négativité c’est l’énervement, l’impatience, la colère, la dépression, le ressentiment, la tristesse…

Si on s’identifie à une forme de négativité, alors on en retire notre identité, et donc inconsciemment on ne veut plus s’en séparer, on ne veut pas changer et on sabote tout ce qui peut nous arriver de meilleur. C’est un phénomène très commun.

La négativité n’est pas naturelle, d’ailleurs les animaux et les plantes ne la ressentent pas. On ne voit jamais d’arbre déprimé ou d’animal malheureux, sauf si ces animaux vivent à proximité des humains.

Les animaux sont tranquilles et vivent toujours dans le moment présent. Pourquoi ? Car ils n’ont pas de mental qui maintient inutilement le passé en vie pour en tirer une fausse identité.

On peut utiliser nos sentiments négatifs comme des signaux qui nous rappellent d’être plus présents : “Ici et maintenant ! Réveille-toi !”.

La négativité cesse de se manifester dès qu’on vit dans le présent.

Quand une forme de négativité se manifeste, on doit la reconnaître, puis la laisser tomber ou l’accepter.

Quand on n’arrive pas à l’éliminer, on peut faire l’exercice suivant : Imaginez qu’on devient transparent, comme un fantôme et que tout ce qui nous irrite (bruits, situations agaçantes…) passe à travers nous, comme si nous n’étions pas là.

Quand quelqu’un nous dit quelque chose qui nous blesse, laissons ses paroles nous traverser sans réagir. Cela n’empêche pas d’expliquer à la personne qu’on n’apprécie pas ses paroles, mais on ne se laisse plus envahir par nos émotions.

La signification du lâcher prise

Acceptation de l’instant présent

Lâcher prise ne signifie pas renoncer, s’avouer vaincu, abandonner ou adopter une attitude je-m’en-foutiste.

Lâcher prise c’est vivre l’instant présent, suivre le courant de la vie plutôt que de lui résister. Accepter ce qui est.

On n’accepte pas la situation dans sa globalité, mais la situation telle qu’elle est à ce moment. Une fois qu’on a lâché prise, on peut ensuite se demander quelle est l’action que l’on peut faire maintenant pour modifier la situation.

Si on n’aime pas ses conditions de vie, c’est en lâchant prise qu’on abandonnera la résistance qui perpétue ces conditions. Notre conscience de l’instant présent détermine notre futur.

Comment faire concrètement pour lâcher prise ?

1) Reconnaître qu’on résiste à ce qui est

2) Observer nos pensées, nos émotions, nos schémas de réaction

3) Se concentrer sur le présent

Comment transformer la maladie en illumination

La maladie fait partie des conditions de vie, et non de la Vie.

Il n’y a aucun problème dans le moment présent, donc il n’y a pas de maladie non plus.

Si on s’identifie à notre maladie (ou si les autres nous collent une étiquette du “malade”), on lui donne du pouvoir et une dimension temporelle (passé et futur).

En s’en désidentifiant et en se concentrant sur l’instant, la maladie est réduite à des douleurs, des symptômes. On peut lâcher prise face à ces derniers.

Si on se croit faibles d’être malades, si on a du ressentiment, si on est en colère, si on s’en veut, c’est qu’on résiste.

Comment transformer la souffrance en paix

On peut lâcher prise à chaque instant et être dans le présent. Dire oui à ce qui est et accepter ce qui n’est pas. Puis agir, ou non.

Rappelez-vous, c’est la résistance qui créé la souffrance.

Si on n’y arrive pas, on peut aussi accepter notre souffrance. Ne pas résister à la colère, la peur, la tristesse, la solitude…

Personne ne veut souffrir. Mais il n’y a pas d’autre solution. Il faut faire face à sa souffrance et la ressentir pleinement. Ne pas la juger, ne pas y penser, juste la ressentir.

Comment savoir que j’ai lâché prise ?

Quand vous n’aurez plus besoin de poser cette question.

Mon avis

Après la lecture de ce livre, vous ne verrez plus le monde, les autres et la vie de la même façon.

Ce livre est très puissant, il est nécessaire de le relire plusieurs fois afin d’en saisir toutes les subtilités. Il est parfois répétitif, mais cela est nécessaire car les concepts sont difficiles à appréhender. L’auteur mentionne beaucoup les religions et Dieu, il faut prendre du recul quand on n’a pas l’habitude de ce genre de discours.

Appliquez-bien les conseils au fur et à mesure, car le fameux mental a vite fait de reprendre le dessus et on passe vite à autre chose.

Enfin, ce livre permet de bien comprendre le pouvoir de la méditation et son utilité, mais va aussi bien au delà.

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9 commentaires

  1. […] Basée sur la Pleine Conscience MBCT, et Thérapie d’Acceptation et d’Engagement ACT) et sur la pleine conscience. Ces concepts existent depuis les années 1950 (formulés par Victor Frankl et Claire Weekes) mais […]

  2. Astrid de PartageTonBurnOut.fr a dit :

    Merci pour la découverte de ce livre que je ne connaissais pas. Je pense que cet article et ce livre sont particulièrement pertinents en ces temps d’incertitudes où le futur est changeant et le “temps psychologique” instable. Finalement, cette impossibilité à se projeter n’est-elle pas une opportunité formidable pour apprendre à goûter l’instant présent ?
    Au delà du contexte, pour moi qui accompagne des personnes sur le sujet du burn out, je pense que ce livre contient des éléments précieux, que je vais aller explorer ;-).

    1. Delphine a dit :

      Merci Astrid pour ton commentaire. Effectivement je pense que a période actuelle est le moment idéal pour se recentrer sur l’instant et pourquoi pas commencer la méditation.

  3. Katja & Thierry a dit :

    Merci Delphine,
    Je me rappelle ma lecture d’Echart Tolle. Cela a également été une révélation pour moi. Tous les passages sur le mental sont tellement vrais.
    La folie du temps psychologique est un phénomène qui se vérifie chez de nombreuses personnes. Nous-mêmes y avons été confrontés. C’est dans la prise de conscience que nous avons décidé de dire stop et créer notre Blog. Maintenant, nous vivons le moment présent pour affronter le mental. Et nous utilisons tous les moyens comme tu l’expliques si bien comme la méditation, le lâcher prise afin de vivre.

    1. Delphine a dit :

      Merci pour ton commentaire. Très intéressant votre prise de conscience et la création du blog qui en découle !

  4. […] livre reprend certains principes du Pouvoir du moment présent d’Eckhart Tolle, de manière plus directe et applicable directement à la vie de tous les […]

  5. […] cette méthode en se basant sur sa propre guérison. Le livre reprend quand même des concepts de pleine conscience, de thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) et d’intention […]

  6. […] peut aussi pratiquer la pleine conscience en observant ce qui se passe en nous sans analyser ni commenter ni […]

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