Anxiété, dépression : et si c’était dû à un intestin irritable ?

Vous souffrez d’anxiété et/ou de dépression, vous êtes-vous déjà demandé si cela pouvait être causé par un intestin irritable ? Connaissez-vous le syndrome de l’intestin irritable, ou colopathie fonctionnelle ? Si vous en souffrez, on vous a peut-être dit que c’était à cause du stress, et qu’il fallait se détendre…Et si ce n’était pas si évident ? Et si votre intestin irritable était la cause de votre anxiété et de votre dépression ?

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Note : Cet article a été rédigé par Jennifer du blog Foodmapers, un site de conseils santé et nutrition pour les personnes atteintes du syndrome de l’intestin irritable, également appelé côlon irritable, ou colopathie fonctionnelle.

Important : Cet article est conçu comme un outil d’information et de conseils uniquement. Il ne se substitue pas à un avis médical. Si vous êtes préoccupé par votre santé mentale, parlez-en à votre médecin.

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Origine de l’anxiété et de la dépression : et si c’était dû à un intestin irritable ?

Nous pensons souvent qu’un trouble de santé mentale peut survenir à cause : d’un stress intense et prolongé, d’un choc psychologique, d’une disposition génétique, ou encore d’une apparition soudaine sans raison apparente.

Et si l’une des raisons se trouvait dans nos entrailles ? Et si cette cause était liée au fonctionnement de notre intestin ?  Je vais vous expliquer à travers cet article que la relation entre santé mentale et syndrome de l’intestin irritable est loin d’être anodine. Elle peut même peut-être expliquer vos troubles anxieux ou votre dépression ! Si vous lisez cet article jusqu’au bout, dites-moi en commentaires ce que vous en pensez 😉

Anxiété et dépression : qui est concerné ?

Selon la Haute Autorité de santé (HAS), 15% des adultes de 18 à 65 ans présentent des troubles anxieux sévères sur une année donnée, et 21% en présenteront au cours de leur vie (1). L’anxiété est fréquemment corrélée à des symptômes dépressifs. La dépression touche tous les âges et concerne environ 15 à 20 % de la population générale, sur la vie entière (2).

Qu’est-ce que le syndrome de l’intestin irritable (SII) ?

Déjà, le syndrome de l’intestin irritable, qu’est-ce que c’est ? Il s’agit d’une maladie dite fonctionnelle, car elle est sans gravité. Mais elle empêche le fonctionnement normal de l’intestin et altère de manière significative le quotidien des patients atteints. Ce syndrome concerne 1 personne sur 7, soit 15% de la population mondiale selon la Monash University de Sydney (3). Les symptômes sont majoritairement des troubles du transit comme : des ballonnements, gaz malodorants, crampes abdominales, spasmes digestifs, diarrhée ou constipation chronique avec violents épisodes de diarrhées … Souvent, c’est le médecin généraliste ou le gastro-entérologue qui diagnostique cette maladie. Ils effectuent un interrogatoire auprès du patient sur son quotidien digestif, à l’appui de l’échelle de bristol (4) et de résultats d’analyses négatifs à tous les examens effectués jusqu’alors (coloscopie, fibroscopie…).

Anxiété, dépression : quel rapport avec le syndrome de l’intestin irritable ?

Le syndrome de l’intestin irritable peut dégrader la santé au-delà du système digestif. En effet, les troubles digestifs, c’est souvent la partie visible de l’iceberg. La partie non visible va affecter la vie quotidienne des patients via divers symptômes, dont des troubles mentaux tels que l’anxiété et la dépression.

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Il se trouve que des recherches ont montré que 54 à 95 % des personnes atteintes du syndrome de l’intestin irritable (SII) souffrent de troubles psychiatriques. (5, 6). Quand on lit ces chiffres, on ne peut rester impassible : c’est énorme. Et à la fois, quand on connait le quotidien d’un patient atteint du SII, cela s’explique, malheureusement, assez logiquement.

Axe intestin-cerveau

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Axe intestin-cerveau : qu’est-ce que c’est ?

La notion d’axe intestin-cerveau est récente, néanmoins vous en avez probablement déjà entendu parler sous la notion « intestin deuxième cerveau ». L’axe intestin-cerveau consiste en une communication bidirectionnelle entre l’intestin et le cerveau : votre cerveau peut communiquer avec votre intestin et vice versa. L’intestin et le cerveau se « parlent » par l’intermédiaire du système nerveux (notamment le nerf vague) (7), des hormones et même des interactions du microbiote. Ce qui signifie que votre humeur peut avoir un impact sur votre intestin ET votre intestin peut avoir un impact sur votre fonction cérébrale.

Comment cela fonctionne-t-il concrètement ? Le cerveau envoie des signaux à l’estomac et à l’intestin pour contrôler la digestion. Pendant ce temps, l’intestin envoie également des messages en retour au cerveau, incluant des messages du système nerveux présent dans l’intestin.

Axe intestin-cerveau et intestin irritable

Les symptômes du SII surviennent lorsqu’il y a une mauvaise communication entre l’intestin et le cerveau. Lorsque votre corps est « stressé », il libère des hormones de stress dans le cadre de sa stratégie de lutte ou de fuite. Cette réaction est normale, mais si vous souffrez du SII, votre cerveau peut avoir une réponse hyperactive à ces hormones. Le niveau d’hormones de stress chez une personne atteinte du SII peut être plus élevé que chez une personne qui n’en souffre pas (8, 9, 10).

Chez les personnes atteintes du SII, le nerf vague et le système nerveux sympathique semblent réagir différemment (par rapport aux personnes qui ne souffrent pas du SII), ce qui peut avoir un impact sur la motilité et la sensibilité de l’intestin (10). Il a d’ailleurs été démontré que le stress augmente la sensibilité et la motilité de l’intestin (5,6) dans le cas d’un SII. Voilà qui peut expliquer vos crises digestives pendant des moments de stress intense. Cela peut aussi expliquer que des traitements allopathiques ou un régime alimentaire adapté ne fonctionnent pas pour les personnes atteintes du SII et sujettes à un stress intense et récurrent.

Conseil : il est très difficile d’être conscient de son propre état mental. Il est possible d’être habitué à gérer des niveaux de stress élevés au quotidien sans s’en inquiéter. Pour savoir si vous avez un problème avec le stress, le mieux est de demander à l’un de vos proches s’il vous voit comme une personne stressée. Cela peut vous aider à prendre conscience de votre niveau de stress de manière la plus objective possible.

Trouble anxieux et Syndrome de l’intestin irritable

En ce qui concerne le trouble anxieux généralisé, il a été démontré que jusqu’à 32 % des personnes atteintes du SII en souffrent (11). Il n’est donc pas étonnant que des symptômes digestifs apparaissent lorsque vous souffrez d’anxiété.

Le corps est bien fait. En effet, votre organisme possède un puissant mécanisme de survie intégré, celui-ci est appelé « réaction de lutte ou de fuite ». Cette réaction face au danger créer des interactions dans votre corps qui vous permettent de mieux le combattre ou de le fuir, dans l’optique de vous maintenir sain et sauf. C’est un processus extrêmement utile lorsque l’on est attaqué. Mais très handicapant si vous souffrez de troubles anxieux au quotidien.

Comme nous l’avons vu précédemment, la réaction du cerveau face à votre anxiété va prendre la route sur l’axe intestin-cerveau, et cela peut avoir un impact sur les intestins. Vous noterez ces expressions populaires qui mettent en étroite relation nos émotions et notre système digestif comme : « la peur au ventre », « se chier dessus », « avoir l’estomac noué » …

Les personnes atteintes du SII peuvent également ressentir de l’anxiété en relation avec les symptômes du SII, ce qui peut aggraver la situation. Et là on s’aperçoit qu’on ne sait plus qui de l’œuf ou la poule a fait l’œuf en premier ! En effet, toutes ces corrélations « intestin-cerveau / cerveau-intestin » deviennent très complexes à comprendre et surtout à gérer au quotidien. De plus, des recherches ont montré que les personnes souffrant de ce type d’anxiété présentent davantage de symptômes dépressifs (12).

Dépression et Syndrome de l’intestin irritable

Lien entre syndrome de l’intestin irritable et dépression

Environ 37 % des personnes atteintes du SII souffriraient également de dépression, mais le lien exact est inconnu (13). Il est toutefois intéressant de noter que les personnes souffrant de dépression semblent posséder une différence de microbiote intestinal, ce qui pourrait en être l’une des causes.

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Le lien entre microbiote et dépression

Le microbiote (historiquement appelé flore intestinale) est l’ensemble des micro-organismes hébergés par notre intestin. Leur nombre et leur influence sur le corps humain sont d’une telle importance que la science considère désormais le microbiote comme un organe à part entière. Cet organe est très sensible, c’est pourquoi vous pouvez entendre de plus en plus qu’il faut prendre soin de son microbiote pour être en bonne santé. C’est valable pour notre santé physique, comme mentale.

Il se trouve qu’un consortium de chercheurs du CNRS, de l’Institut Pasteur et de l’INSERM vient de découvrir sur le modèle animal des pistes très prometteuses pour l’humain (14). Notamment, une modification du microbiote intestinal, généré par un stress chronique, peut être à l’origine d’un état dépressif. Ce stress chronique provoquerait un effondrement de certains métabolites responsables de l’état dépressif. Les chercheurs ont observé que quand cette baisse de métabolites lipidiques (endocannabinoïdes) n’est plus présente dans la région du cerveau appelée hippocampe, un état dépressif survient. C’est parce que l’hippocampe est une zone clé qui participe à la formation de nos souvenirs, mais aussi de nos émotions.

Cette découverte est de taille, puisqu’elle démontre comment un microbiote intestinal sain contribue au fonctionnement normal du cerveau, et contribue également à la régulation de l’humeur !

On peut donc clairement affirmer le lien entre intestin irritable et troubles anxieux, ainsi que la dépression. Alors que faire si, vous aussi, vous avez l’impression que votre intestin influe sur votre santé mentale ?

Comment gérer son trouble anxieux généralisé et autres troubles mentaux dus à un SII ?

Important : si vous avez l’impression de souffrir de quelque manière que ce soit de votre santé mentale, il est essentiel d’en parler à votre médecin.

Il existe un large éventail de thérapies et de médicaments qui peuvent vous aider. À noter que nous sommes tous différents, autant d’un point de vue physique avec le SII que d’un point de vue mental. Il n’existe donc pas d’approche unique pour tous. Il est essentiel d’analyser les propositions ci-dessous avec les conseils avisés d’un médecin.

Gérer sa santé mentale par l’approche psychologique 

Thérapies et médicaments pour soigner l’anxiété et la dépression dûs à un intestin irritable

Voici la liste des approches pharmaceutiques et thérapeutiques dont l’efficacité a été prouvée scientifiquement dans le cas spécifique du syndrome de l’intestin irritable :

  • Thérapie cognitivo-comportementale (TCC) : il s’agit d’une forme de psychothérapie où le thérapeute repère les « cognitions », c’est-à-dire les croyances à un niveau conscient et inconscient du patient, et les comportements qui en découlent. Le thérapeute va soulager le patient de son anxiété grâce à des tâches thérapeutiques pour remettre ses comportements et croyances en phase avec son environnement (15)
  • La pleine conscience : il a été démontré qu’elle réduit la gravité des symptômes et l’anxiété liée aux symptômes (16)
  • L’hypnothérapie : En 2016, il a été découvert qu’il existe un moyen d’utiliser la connexion entre l’intestin et le cerveau pour gérer le SII par l’hypnothérapie (17)
  • Médicaments antidépresseurs : ils ont été conseillés par le NICE au Royaume-Uni (18) lorsque les autres médicaments de première intention, tels que les laxatifs, ne fonctionnent pas. Parlez-en avec votre médecin.

Les psychobiotiques : le futur des anxiolytiques et des antidépresseurs ?

Je voulais faire une parenthèse sur cette découverte toute récente des psychobiotiques. Les psychobiotiques font référence aux probiotiques, des souches de micro-organismes vivants, qui sont utilisées pour traiter des pathologies psychologiques. Une étude sur les animaux a révélé un lien entre troubles de l’humeur et diminution de certaines espèces bactériennes (19). C’est en administrant un traitement oral composé de bactéries manquantes, que les chercheurs ont pu observer qu’il est possible de traiter l’état dépressif ! Ces bactéries, nommées désormais « psychobiotiques », pourraient agir en tant qu’antidépresseurs. De quoi nous faire attendre avec impatience que la recherche avance et confirme les résultats de l’étude sur l’humain.

Améliorer sa santé mentale grâce à son alimentation

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L’impact de l’alimentation sur l’intestin irritable

Il est important de noter qu’aujourd’hui, il n’existe pas de traitement pour guérir l’intestin irritable. En revanche, on peut le gérer et se libérer de ses troubles au quotidien. C’est ce que j’ai réussi à faire après plus de 20 ans d’errance médicale et de souffrances, grâce à l’alimentation.

Dépister ses intolérances alimentaires

Il y a un paramètre à prendre en compte lorsque l’on souffre de l’intestin irritable, c’est que cela peut cacher des intolérances alimentaires. Dans ce cas, c’est le protocole FODMAP qui est recommandé. Cette méthode s’apparente à un régime, à suivre pendant quelques semaines seulement, pour dépister vos intolérances alimentaires.

Cela paraît anodin, mais j’étais moi-même atteinte d’intolérances alimentaires sans le savoir. Je consommais au quotidien des aliments que mes intestins ne savaient pas gérer. J’ai passé 23 ans de ma vie en errance médicale et en déprime totale jusqu’à ce qu’un gastro-entérologue me dise que mon problème est d’ordre alimentaire et me fournisse la liste des aliments autorisés et à éviter. Ce protocole FODMAP a littéralement changé ma vie, je sais enfin quels aliments mon corps ne tolère pas et je les évite au maximum. J’ai ainsi réussi à me libérer de tous mes troubles digestifs et non digestifs, donc ne négligez pas votre alimentation sur l’impact qu’elle peut avoir sur votre santé mentale.

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Anxiété, dépression : et si c’était dû à un intestin irritable ?

Les troubles mentaux sont directement liés au syndrome de l’intestin irritable par l’intermédiaire de l’axe microbiote-intestin-cerveau. Nous venons de voir les options qui s’offrent à vous pour gérer les troubles mentaux corrélés à un SII, cependant il reste essentiel d’en parler à votre médecin.

J’espère que cet article sur la corrélation entre anxiété, dépression et intestin irritable va vous donner des clés pour mieux comprendre le fonctionnement de votre corps et vous aider à aller mieux. Qu’en pensez-vous ? Vous sentez-vous concerné par des troubles digestifs ou un syndrome de l’intestin irritable suite à vos troubles anxieux généralisés ou votre dépression ? N’hésitez pas à partager votre histoire de manière anonyme en commentaire si vous pensez qu’elle peut aider les autres lecteurs.

Comme le dit si bien le slogan de mon blog : le bonheur commence par votre intestin 😉

Jennifer du blog Foodmapers.com

Sources et Références de l’article Anxiété, dépression : et si c’était dû à un intestin irritable ?

  • https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/guide_medecin_troubles_anxieux.pdf
  • https://www.inserm.fr/dossier/depression
  • https://www.monashfodmap.com/
  • https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89chelle_de_Bristol
  • Drossman DA, Toner BB, Whitehead WE, Diamant NE, Dalton CB, Duncan S, Emmott S, Proffitt V, Akman D, Frusciante K, Le T, Meyer K, Bradshaw B, Mikula K, Morris CB, Blackman CJ, Hu Y, Jia H, Li JZ, Koch GG, Bangdiwala SI. Cognitive-behavioral therapy versus education and desipramine versus placebo for moderate to severe functional bowel disorders. Gastroenterology. 2003 Jul;125(1):19-31. doi: 10.1016/s0016-5085(03)00669-3. PMID: 12851867.
  • Roy-Byrne, P. P., Davidson, K. W., Kessler, R. C., Asmundson, G. J., Goodwin, R. D., Kubzansky, L., … & Stein, M. B. (2008). Anxiety disorders and comorbid medical illness. General hospital psychiatry30(3), 208-225.
  • Le charme discret de l’intestin, Giulia Enders, Editions ACTES SUD
  • Dinan TG, Quigley EM, Ahmed SM, Scully P, O’Brien S, O’Mahony L, O’Mahony S, Shanahan F, Keeling PW. Hypothalamic-pituitary-gut axis dysregulation in irritable bowel syndrome: plasma cytokines as a potential biomarker? Gastroenterology. 2006 Feb;130(2):304-11. doi: 10.1053/j.gastro.2005.11.033. PMID: 16472586.
  • Fukudo S, Nomura T, Hongo M. Impact of corticotropin-releasing hormone on gastrointestinal motility and adrenocorticotropic hormone in normal controls and patients with irritable bowel syndrome. Gut. 1998 Jun;42(6):845-9. doi: 10.1136/gut.42.6.845. PMID: 9691924; PMCID: PMC1727153.
  • Heitkemper M, Burr RL, Jarrett M, Hertig V, Lustyk MK, Bond EF. Evidence for autonomic nervous system imbalance in women with irritable bowel syndrome. Dig Dis Sci. 1998 Sep;43(9):2093-8. doi: 10.1023/a:1018871617483. PMID: 9753278.
  • Mayer EA, Craske M, Naliboff BD. Depression, anxiety, and the gastrointestinal system. J Clin Psychiatry. 2001;62 Suppl 8:28-36; discussion 37. PMID: 12108819.
  • Lee S, Wu J, Ma YL, Tsang A, Guo WJ, Sung J. Irritable bowel syndrome is strongly associated with generalized anxiety disorder: a community study. Aliment Pharmacol Ther. 2009 Sep 15;30(6):643-51. doi: 10.1111/j.1365-2036.2009.04074.x. Epub 2009 Jun 23. PMID: 19552631.
  • Kabra N, Nadkarni A. Prevalence of depression and anxiety in irritable bowel syndrome: A clinic based study from India. Indian J Psychiatry. 2013 Jan;55(1):77-80. doi: 10.4103/0019-5545.105520. PMID: 23439939; PMCID: PMC3574461.
  • https://www.nature.com/articles/s41467-020-19931-2 Chevalier, G., Siopi, E., Guenin-Macé, L. et al. Effect of gut microbiota on depressive-like behaviors in mice is mediated by the endocannabinoid system. Nat Commun 11, 6363 (2020).
  • Beck JS. Cognitive Behavior Therapy. Basics and Beyond. 2nd ed. New York : The Guilford Press, 2011
  • Naliboff BD, Smith SR, Serpa JG, Laird KT, Stains J, Connolly LS, Labus JS, Tillisch K. Mindfulness-based stress reduction improves irritable bowel syndrome (IBS) symptoms via specific aspects of mindfulness. Neurogastroenterol Motil. 2020 Sep;32(9):e13828. doi: 10.1111/nmo.13828. Epub 2020 Apr 7. PMID: 32266762.
  • Peters SL, Yao CK, Philpott H, Yelland GW, Muir JG, Gibson PR. Randomised clinical trial: the efficacy of gut-directed hypnotherapy is similar to that of the low FODMAP diet for the treatment of irritable bowel syndrome. Aliment Pharmacol Ther. 2016 Sep;44(5):447-59. doi: 10.1111/apt.13706. Epub 2016 Jul 11. PMID: 27397586.
  • https://www.nice.org.uk/guidance/cg61
  • https://www.medinat.fr/blog/114/la-psychobiotique-des-effets-surprenants-sur- Long-Smith C, O’Riordan KJ, Clarke G, Stanton C, Dinan TG, Cryan JF. Microbiota-Gut-Brain Axis: New Therapeutic Opportunities. Annu Rev Pharmacol Toxicol. 2020 Jan 6;60:477-502. doi: 10.1146/annurev-pharmtox-010919-023628. Epub 2019 Sep 10. PMID: 31506009.
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7 réflexions sur “Anxiété, dépression : et si c’était dû à un intestin irritable ?”

  1. Merci de partager cette information car je te rejoins sur le fait qu’avoir une excellente flore intestinale, nous aide à être en bonne forme générale.
    Merci.

  2. Ping : 12. Anxiété, dépression : si c'était dû à un intestin irritable ? - Foodmapers

  3. Merci Jennifer (et aussi Delphine) pour ce super article !

    J’ai une colopathie fonctionnelle, j’avais déjà remarqué que quand j’allais bien, j’étais moins stressé / énervé que d’ordinaire.

    Pour en revenir aux psychobiotiques, c’est le même principe que de faire du kéfir et de le boire ensuite non ? Chez moi ça marche assez bien. Par contre entre le processus de fermentation qui prend 24H et celui d’aromatisation (menthe et jus de citron dans mon cas) qui prend 24h aussi…il faut compter 48h pour pouvoir le consommer.

    a+

    Benoit

  4. Le colon irritable, ça me connait. J’ai réussi à maitriser la situation avec une alimentation plus personnalisé. C’est certain que les périodes de stress et anxiété vont chercher les problèmes. J’ai aussi une routine d’exercice pour calmer et me relaxer. Merci pour cet article très pertinent et utile.

  5. Super de faire le lien sur ce site entre l’aspect « mental et émotionnel » de l’anxiété et les causes plus médicales de celles-ci !

    Intestin irritable, maladie de Hashimoto, candidose, etc… dès que les causes d’une maladie se cachent dans le microbiote, l’anxiété et la dépression peuvent être au rdv !

  6. Merci pour cet article qui met en lumière des effets insoupçonné d’un intestin irritable. Quand on vit dans l’inconfort pendant des années et qu’on n’en connait pas la cause, il est clair que le mental finit par en pâtir…

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