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Chaque dépression a un sens [Résumé]

Chaque dépression a un sens est un livre écrit par Johann Hari en 2019, sur les causes de la dépression et de l’anxiété. Le titre en anglais est Lost Connections (Connexions perdues).

résumé chaque dépression a un sens

Bonjour à toi,

Je suis ravie de te retrouver pour le dix-septième résumé de mon défi fou : lire et résumer 52 contenus sur l’anxiété.

Aujourd’hui je te propose un résumé du livre Chaque dépression a un sens de Johann Hari. Ce livre fait 388 pages.

Sommaire 👉

Introduction Chaque dépression a un sens

L’auteur commence par nous raconter son histoire : il a commencé les antidépresseurs à l’âge de 18 ans, car il pleurait tous les jours depuis l’enfance et s’en voulait. Il croyait qu’il était faible, mais il a réalisé qu’il était en fait dépressif et a donc été voir son médecin pour avoir des médicaments.

Son médecin lui a alors expliqué que son cerveau manquait de sérotonine. L’auteur était convaincu et a pris religieusement ses comprimés, malgré les effets secondaires. Puis après quelques mois la tristesse est revenue, donc le médecin a augmenté sa dose. Il a ainsi pris une dose de plus en plus forte jusqu’à ses quarante ans. Il était persuadé que la cause de la dépression était le manque de sérotonine, et que cela était génétique, et que le seul moyen de guérir était de prendre des médicaments.

Puis un jour il s’est rendu compte que ce n’était pas tout à fait vrai, qu’il restait déprimé malgré la prise de plus en plus forte de médicaments, et que de plus en plus de monde autour de lui avait également besoin de ces petites pilules. Une américaine sur 4 prendra des antidépresseurs au cours de sa vie, et on en retrouve des traces dans l’eau courante. Le taux de dépression le plus élevé dans le monde se situe en France.

dépression

Mais pourquoi y a-t-il de plus en plus de personnes déprimées ? Se pourrait-il que la thèse de la sérotonine ne soit pas suffisante pour expliquer le taux élevé de dépression et d’anxiété ?

Pour comprendre l’auteur a interviewé plus de 200 experts dans le monde entier.

Pour lui, la dépression et l’anxiété sont liées, et nous sommes mal informés sur ces deux maladies : la cause de la dépression n’est pas dans notre tête mais dans notre environnement et notre mode de vie.

La fausse histoire des antidépresseurs

L’effet placebo des antidépresseurs

Un médecin anglais, Irving Kirsch, s’est rendu compte qu’en donnant un médicament à un patient, on lui raconte aussi une histoire sur l’effet de ce médicament. C’est le principe de l’effet placebo : si on croit à l’efficacité d’un médicament, cela peut fonctionner, même si le médicament en question n’est que du sucre.

Il a prouvé que les antidépresseurs n’ont qu’un effet dérisoire sur la dépression des patients, un effet moindre que l’amélioration du sommeil par exemple. Le reste est simplement dû à l’effet placebo. Ils ont étudié 6 médicaments : le Prozac, le Paxil, le Zoloft, l’Effewor, le Dutonin et le Celexa.

En plus, les effets secondaires sont nombreux : prise de poids, troubles sexuels, transpiration excessive, accoutumance et dépendance.

Les grandes compagnies pharmaceutiques se gardent pourtant bien de révéler cela, et continuent à faire de la publicité pour vendre toujours plus.

La fausse théorie du déséquilibre de sérotonine

Après avoir prouvé que les antidépresseurs n’étaient pas efficaces sur la dépression, Irving a commencé à se demander si la thèse de la dépression causée par un faible taux de sérotonine était vraie.

antidépresseurs dépression

Cette théorie est née dans les années 60. Une étude a alors été réalisée dans les années 70, et a montré qu’une diminution de sérotonine n’induisait aucun changement d’humeur négatif. Et pourtant cette théorie a ensuite été reprise dans les années 90 comme argument de vente par les fabricants de médicaments. Et les études de recherche ont continué, pour déterminer quelle était la substance manquante qui induisait la dépression, sans jamais trouver.

Si les antidépresseurs fonctionnent, c’est donc seulement grâce à un effet placebo, parce que les patients croient qu’ils manquent de sérotonine dans le cerveau et pensent que les antidépresseurs résolvent le problème. S’ils croient cela, c’est parce ce que c’est la fausse théorie que leur ont vendus les groupes pharmaceutiques. Cette théorie du déséquilibre chimique est un mensonge.

En plus, la dépression finit toujours par revenir, donc les médecins augmentent la dose ou font changer de médicament. Ça ne marche pas.

Trouver les vraies causes de la dépression

Une étude a montré qu’être exposé à des sources de stress sur la durée ou avoir vécu un évènement traumatisant, pouvaient engendrer une dépression ou de l’anxiété. A l’inverse, avoir des amis et de bonnes relations diminuaient le risque. Mais cette étude n’a jamais été approfondie ou même communiquée au grand public.

Aujourd’hui on parle toujours beaucoup des antidépresseurs, on en cherche de nouveaux et on se focalise toujours sur le cerveau plutôt que les causes de nos malheurs.

cerveau dépression

C’est pour cela que l’auteur a voulu écrire ce livre, pour approfondir les vraies causes de la dépression et de l’anxiété.

Chaque dépression a un sens : les neuf causes de la dépression et de l’anxiété sévère

Plusieurs personnes ont étudié les causes de la dépression et de l’anxiété. L’auteur s’est rendu compte que toutes les causes ont un point commun : la déconnexion.  On se retrouve coupé d’un besoin essentiel.

La dépression peut être causée par 3 facteurs :

  • Biologiques
  • Psychologiques 
  • Sociaux

Première cause de la dépression : L’enfermement dans un travail privé de sens

Selon un sondage réalisé par Gallup en 2012, 87% des travailleurs n’aiment pas leur travail et se sentent désinvestis, ils y vont sans énergie ni passion. Le problème c’est que le travail occupe aujourd’hui une grande partie de nos vies. Il est très difficile d’aller travailler tous les jours alors qu’on n’en a pas envie. Cela peut provoquer de la dépression et notamment un symptôme courant qui s’appelle déréalisation : avoir l’impression que plus rien n’est réel.

dépression travail

Contrairement à ce qu’on croit souvent, une étude menée en Angleterre sur 18000 fonctionnaires a montré que les personnes occupant les postes les plus élevés ont 4 fois moins de risques d’avoir un infarctus que les employés aux postes moins élevés. Et plus le rang dans l’entreprise augmente, plus le risque de dépression diminue. C’est ce qui s’appelle le gradient social.

Ils ont expliqué cela par le fait que quand on occupe un poste inférieur, on a moins de contrôle et de marges de manœuvre sur nos actions, et cela est difficile à vivre. Savoir que nos idées ne seront jamais prises en considération est déprimant, et on se renferme sur soi-même. De plus, quand personne ne nous félicite pour notre travail, c’est aussi déprimant.

Le constat est le même, voire pire, en France. Pourtant, l’Académie de Médecine a refusé d’inclure le stress au travail dans la liste des maladies professionnelles.

Deuxième cause de la dépression : La perte du lien avec les autres

Nous ne nous sommes jamais sentis aussi seuls. Nous faisons moins d’activités en groupe, et nous voyons moins les membres de notre famille. De plus, nous ne connaissons plus nos voisins.

Or une étude a prouvé que quand on se sent seul, notre niveau de stress augmente. La solitude extrême peut être aussi stressante qu’une agression. Les personnes moins entourées ont également une immunité plus faible.

Il est également prouvé que la solitude est la cause de nombreuses anxiétés et dépressions.

Nous avons besoin d’une tribu. Nos ancêtres préhistoriques devaient vivre en tribu, sinon ils mourraient. C’est pour cela que la solitude prolongée nous rend malade, pour nous pousser à rejoindre les autres.

Le pire c’est l’effet boule de neige : plus on est seuls, plus on se méfie des autres, plus on voit le mal partout et on se retrouve à craindre ce dont on a le plus besoin.

lien social dépression

Les réseaux sociaux ne sont pas une vraie solution, car ils ne remplacent pas les vrais contacts dans le monde réel.

Troisième cause de la dépression : Un environnement de valeurs en toc

On croit qu’on peut acheter notre bonheur, que le bonheur se trouve dans les possessions, qu’on sera enfin heureux une fois qu’on aura acheté X (au choix : une voiture, une maison, une robe, un smartphone…). On pense que l’argent ou le statut social font le bonheur.

C’est totalement faux. Les personnes valorisant les possessions, la richesse ou le statut social ont plus de risques de souffrir de dépression ou d’anxiété.

Nos motivations peuvent être séparées en deux groupes :

  • Les motivations intrinsèques, c’est-à-dire faire quelque chose juste pour le plaisir, sans espérer en retirer quoi que ce soit
  • Les motivations extrinsèques, c’est-à-dire faire quelque chose non pas pour le plaisir, mais pour recevoir quelque chose en échange (argent, admiration, statut)

Une étude a montré qu’atteindre ses motivations extrinsèques n’apporte aucun bonheur, contrairement au fait d’atteindre ses motivations intrinsèques.

La société nous pousse pourtant à rechercher des motivations extrinsèques : avoir de bonnes notes, être bien payé, avoir un bon statut social, acheter une grande maison, exhiber son argent, toujours plus travailler pour toujours plus dépenser.

matérialisme dépression

Les personnes matérialistes sont plus anxieuses et déprimées que les autres.

Cela s’explique par 4 raisons :

  • Des relations de courte durée, car on cherche toujours la personne qui pourra encore plus nous aider à atteindre nos objectifs
  • Moins de plaisir, moins d’états de flow pendant une activité, car on s’évalue en permanence
  • On se préoccupe trop de ce que pensent les autres de nous et on se compare aux autres
  • Notre mode de vie ne satisfait pas nos besoins innés de liens sociaux, de sens, d’autonomie

Pourquoi sommes donc devenus autant matérialistes ? La réponse est courte : à cause des publicités. Une bonne publicité doit créer une sorte de manque chez les gens qu’il s’agit de combler grâce au produit qu’ils vantent, présenté comme la solution à un problème qu’ils ont eux-mêmes causé. Les publicités sont faites pour nous convaincre que nous ne sommes rien tant que nous n’avons pas obtenu ledit objet. Le système nous apprend que nous ne sommes jamais assez, qu’il faut toujours posséder plus et travailler plus.

On est anxieux car on n’existe plus qu’à travers le regard des autres et leur validation. On se sent vides.

Il faut donc cesser d’être matérialiste et remplacer nos objectifs extrinsèques par des objectifs intrinsèques.

Quatrième cause de la dépression : Le déni des traumatismes infantiles

Chaque évènement traumatique vécut dans l’enfance (violences psychologiques, abus sexuels…) augmente le risque de dépression une fois adulte.

Cinquième cause de la dépression : La privation de la considération sociale et du respect des autres

La dépression pourrait être liée à notre partie animale et une façon de dire aux autres « Laissez-moi, je ne suis pas une menace ». La dépression pourrait donc être une réaction à une humiliation. La société nous donne plein de raisons de nous sentir inférieurs : les magazines perpétuent une certaine image du corps parfait, on nous dit qu’il faut être riche ou célèbre, notre patron peut également nous humilier régulièrement. On vit également dans la peur de perdre son statut social.

Dans un pays, plus les relations sont inégalitaires, plus le taux de dépression et de maladies mentales est élevé. Et les inégalités ne cessent de se creuser dans la plupart des pays du monde.

Sixième cause de la dépression : La séparation d’avec la nature

Les maladies mentales, même les plus graves comme la psychose ou la schizophrénie, sont beaucoup plus fréquentes en ville qu’en campagne. Le manque de proximité avec la nature peut causer une dépression. Il y a beaucoup plus de dépressions chez les personnes qui ont quitté la campagne pour la ville que l’inverse.

Nous sommes des animaux, nous avons besoin de mouvement et de nature.

sport nature

Faire du sport permet de réduire l’anxiété et la dépression car cela libère des endorphines.

Quand nous sommes dépressifs ou anxieux, nous sommes centrés sur nous-mêmes, prisonniers de notre ego, enfermés dans nos pensées qui tournent en boucle. Passer du temps dans la nature permet de sortir de nous-mêmes, et d’avoir l’impression de faire partie d‘un tout.

Septième cause de la dépression : La perte de tout espoir et l’incertitude face à l’avenir

Quand on est déprimé, on a souvent du mal à imaginer le futur au-delà de quelques heures, on a du mal à faire des projets, à se projeter.

La France est un des pays les plus pessimistes au monde, et aussi un avec un taux de suicide élevé.

Le monde du travail est de plus en plus précaire, et cela fait peur et empêche de se projeter sur le long terme.

Huitième et neuvième cause de la dépression : Le véritable rôle des gènes et des modifications cérébrales

Le cerveau d’une personne anxieuse ou dépressive est différent du cerveau d’une personne « saine » : les zones liées au malheur et à la perception du danger sont plus actives et étendues. Mais ces différences peuvent changer, le cerveau est en effet neuroplastique, il se modifie selon l’usage que l’on en fait. Il peut supprimer les connexions synaptiques non utilisées et renforcer celles qui sont mobilisées régulièrement.

Le cerveau change donc lorsqu’on devient dépressif ou anxieux, mais il change également lorsqu’on guérit de la dépression ou de l’anxiété. Les 7 premières causes de la dépression décrites avant (manque de sens, manque de liens sociaux, perte de valeurs, traumatismes, manque de respect, perte du lien avec la nature et perte de l’espoir) modifient le cerveau.

Une fois déprimé, le cerveau peut renforcer les zones liées au malheur, créant ainsi un effet boule de neige : la dépression est de plus en plus forte et il est dur d’en sortir. Et cela même si la cause initiale de la dépression a été résolue (nouveaux amis, nouveau travail…).

chaque dépression a un sens

Même si aucun gène spécifique à la dépression ou à l’anxiété n’a été découvert, on sait qu’il y a une part de génétique dans ces troubles (30%). Nos gènes peuvent nous rendre plus vulnérables, et augmenter le risque d’avoir une dépression ou de l’anxiété après un traumatisme par exemple, mais ne suffisent pas à eux seuls à nous rendre dépressifs ou anxieux. Il y a toujours un facteur extérieur.

Non, la dépression n’est pas la cause d’un dysfonctionnement dans le cerveau, mais une réaction saine et rationnelle face à certaines circonstances de la vie.

Ce n’est en aucun cas un signe de santé que d’être à son aise dans une société malade.

Jiddu Krishnamurti

Chaque dépression a un sens : recréer du lien, un antidépresseur d’un genre nouveau

Et si nous avions une mauvaise définition des antidépresseurs ? Et si au lieu d’avaler des médicaments, nous changions notre mode de vie ? Si un facteur dans notre vie est responsable de notre dépression, et qu’il modifie notre cerveau, et que nous sommes déprimés, alors il faut modifier ce facteur pour retrouver la joie de vivre. Si la rupture des liens est la cause de la dépression, alors il faut recréer du lien.

L’auteur a alors trouvé 7 solutions, des antidépresseurs sociaux et psychologiques, pour remplacer les antidépresseurs chimiques :

  1. Aider les autres
  2. Se faire des amis, une communauté
  3. Changer son travail pour qu’il ait plus de sens
  4. Retrouver un sens à sa vie grâce à ses valeurs
  5. Méditer pour arrêter d’être jaloux des autres
  6. Suivre une psychothérapie pour parler de ses traumatismes infantiles
  7. Le revenu universel

1ère solution contre la dépression : Aider les autres

Pour être heureux, il faut recréer du lien avec les autres. La solution à nos malheurs n’est pas en nous, dans notre ego, mais chez les autres. Il ne faut plus se focaliser sur soi exclusivement, car c’est ce qui nous rend déprimés. Il faut penser aux autres, et faire en sorte que les autres autour de nous aillent bien, être intégrés à un groupe, pour aller mieux. Quand on ne va pas bien, on se replie sur soi, on pense qu’il faut renforcer et soigner son moi, son ego. Mais c’est faux, il faut au contraire sortir de son ego.

Quand on commence à se sentir mal, il ne faut pas faire quelque chose pour soi (comme lire un livre, acheter quelque chose, regarder un film), mais plutôt faire quelque chose pour quelqu’un d’autre (comme l’écouter, faire du bénévolat…).

bénévolat dépression
Photo by Pixabay on Pexels.com

2ème solution contre la dépression : Retrouver une vie sociale

Ce n’est pas toujours utile de se forcer à parler de ce que l’on ressent. Il vaut mieux travailler à un projet commun, en groupe, et avoir ainsi peu à peu une vie sociale, et pouvoir se confier, et retrouver du sens à sa vie et se sentir utile.

Si on peut travailler à un projet commun dans la nature, c’est encore mieux car on retrouve alors le lien avec les autres et le lien avec la nature. C’est ce que propose un centre à Londres, sa méthode s’appelle « la prescription sociale ».

3ème solution contre la dépression : Retrouver un travail épanouissant

Nous consacrons la plus grande partie de notre vie et de notre temps à travailler, et pourtant 87% des humains n’aiment pas leur travail. S’il est possible pour nous de changer de travail pour un travail moins contraignant, avec plus d’autonomie et de sens, alors il faut le faire. Mais il n’est pas toujours possible pour tout le monde de changer ainsi de travail.

Ce qui ne marche pas, c’est « l’esclavage salarial », un seul patron qui commande et contrôle tous les autres (hiérarchie). Au contraire, les coopératives peuvent permettre de travailler tous ensemble en autonomie et de pouvoir prendre des décisions. C’est un système plus démocratique, plus juste.

4ème solution contre la dépression : Retrouver des valeurs fondamentales

On veut nous faire croire que pour être heureux, il suffit d’acheter puis d’exhiber nos possessions, puis d’acheter, encore et encore. C’est faux, mais les publicités qui nous entourent veulent sans cesse nous y faire croire et nous pousser à la consommation. Leur but n’est pas de nous rendre heureux, mais de nous pousser à acheter.

Deux solutions sont possibles pour sortir de cette vision matérialiste du bonheur.

On peut interdire ou restreindre les publicités, comme à Sao Paulo.

Ou on peut essayer de comprendre pourquoi on ressent ce besoin d’acheter, et le remplacer par d’autres valeurs, nos véritables valeurs intrinsèques. On cherche souvent à acheter pour combler un vide. Mais faire du shopping ne nous rapproche pas de nos valeurs, et nous en éloigne même, on se sent alors encore plus vides. Alors il est temps de déterminer nos vraies valeurs, ce que nous voulons vraiment dans la vie, et chercher à nous rapprocher de ces buts, plutôt que d’acheter des choses dont nous n’avons pas besoin. Il a été prouvé que faire cela permet de diminuer son besoin de matérialisme et d’augmenter sa confiance en soi.

valeurs dépression

5ème solution contre la dépression : Pratiquer une empathie joyeuse et surmonter l’addiction au moi

Notre société individualiste nous apprend que nous devons nous comparer aux autres et être meilleurs qu’eux. On croit qu’on doit être plus beau ou plus intelligent, qu’on doit obtenir la meilleure part du gâteau, mais le gâteau n’a pas de limites ! Ce n’est pas parce que je développe mon intelligence qu’il en restera moins pour les autres. Nous sommes jaloux et voulons être enviés par les autres, alors nous exhibons notre vie idéalisée sur les réseaux sociaux. L’esprit de compétition est omniprésent dans nos vies modernes.

Pour contrer tout cela, il faut cultiver sa « joie sympathique », c’est-à-dire se réjouir du bonheur des autres. Pour cela, on peut réaliser la méditation suivante : fermer les yeux, imaginer que quelque chose de positif nous arrive, ressentir la joie, puis imaginer que quelque chose de positif arrive à une personne que l’on apprécie, puis à une personne que l’on connaît peu, puis à une personne que l’on déteste, et ressentir sa joie. A répéter tous les jours pendant 15 minutes.

méditation dépression

Faire cela permet d’être heureux pour les autres, de profiter de leur joie, au lieu d’en être jaloux.

La méditation, comme la prière ou les thérapies comportementales et cognitives (TCC) ont un effet prouvé sur la guérison de la dépression et de l’anxiété, surtout si on modifie en parallèle son environnement (en allant vers les autres, en changeant de travail, en retrouvant un sens à sa vie, en allant dans la nature…).

La méditation permet de se libérer de son ego et de s’ouvrir aux autres et à la vie. En méditant, on se rend à nouveau compte de la beauté de la vie et de la nature, on élargit sa conscience, et on peut retrouver un sens à sa vie, retrouver une direction à suivre.

5ème solution contre la dépression : Reconnaître et dépasser ses traumatismes infantiles

Quand on a subi un traumatisme infantile, il est important d’en parler, en suivant une psychanalyse notamment. Si on se sent mal ce n’est pas à cause du traumatisme, mais à cause de la honte, et en parler permet de diminuer cette honte.

psychanalyse dépression
Photo by cottonbro on Pexels.com

7ème solution contre la dépression : Retrouver confiance en l’avenir grâce au revenu universel

Pour pouvoir mettre en place toutes les solutions évoquées précédemment, il faut savoir faire preuve de patience et de confiance.

La dépression ne peut pas être simplement la cause d’un dysfonctionnement du cerveau, sinon pourquoi y aurait-il plus de personnes dépressives parmi les pauvres que les plus riches ?

Une expérience a été menée au Canada, en 1970, avec le revenu universel. Chaque habitant d’une ville a reçu l’équivalent de 19000 dollars par an aujourd’hui. Les taux de dépression et d’anxiété ont diminué, ce qui prouve bien que la pauvreté peut entraîner la dépression. Les gens avaient moins peur de l’avenir, n’avaient plus peur de se former et de faire de nouveaux projets, et avaient plus de temps pour eux et pour leur famille.

Puisque la plupart des personnes n’aiment pas leur travail, avoir un revenu universel permet de pouvoir en changer plus facilement. Et les employeurs sont obligés d’améliorer le bien-être au travail, pour garder leurs employés.

Selon l’auteur Johann Hari, le revenu universel pourrait être l’antidépresseur le plus efficace au monde. Barack Obama pense qu’il pourrait être mis en place dans les pays développés d’ici une vingtaine d’années.

Conclusion Chaque dépression a un sens

Les antidépresseurs chimiques sont pas toujours mauvais : ils peuvent être efficaces sur un certain temps pour quelques personnes. Par contre c’est complètement faux de dire que la dépression est la cause d’un déséquilibre chimique dans le cerveau qu’il faut corriger avec des médicaments. C’est une fausse histoire racontée par les groupes pharmaceutiques, qui leur a déjà permis de gagner plus de 100 milliards de dollars.

La cause de la dépression et de l’anxiété n’est pas seulement biologique, mais également psychologique et sociale.

Il n’y a pas que l’auteur qui le dit, mais également l’OMS en 2011 et l’ONU en 2017.

“L’explication biomédicale qui domine actuellement le discours sur la dépression” se fonde sur “un usage biaisé et sélectif des résultats scientifiques” qui “fait plus de mal que de bien, compromet le droit de tous à accéder aux soins et doit, de ce fait, être abandonnée”.

Johann Hari en se basant sur un rapport de l’ONU

On n’a pas besoin de médicaments, mais d’une communauté, de vraies valeurs, d’un travail épanouissant, de contact avec la nature, d’être respecté et d’avoir foi en l’avenir.

Ce n’est pas notre cerveau mais la société et ses déséquilibres qui sont responsables de notre mal-être. Même si l’on peut manquer de sérotonine ou d’une autre substance, ce n’est pas le déclencheur. Ce sont les problèmes dans notre vie qui sont les déclencheurs.

La dépression est horrible, mais elle est utile pour pointer ce qui ne va pas, et retrouver le chemin de l’épanouissement.

direction dépression
Photo by Jens Johnsson on Pexels.com

On peut donc prendre des antidépresseurs et ne rien changer, mais cela n’ira pas mieux, ou chercher ce qui ne va pas dans notre vie pour l’améliorer.

La dépression et l’anxiété nous indiquent qu’on ne vit pas comme on le devrait, que nos besoins ne sont pas satisfaits et qu’il faut y remédier.

L’auteur du livre Johann Hari a lui-même essayé d’appliquer les principes de ce livre à sa vie et il se sent beaucoup mieux :

  • Conseils psychologiques : laisser tomber son ego, ne pas chercher la reconnaissance, se détacher des biens matériels, cultiver ses valeurs intrinsèques et méditer pour guérir ses traumatismes
  • Facteurs environnementaux : faire du bénévolat, voir plus souvent sa famille et ses amis, arrêter de regarder les publicités et les réseaux sociaux

Cependant, ces solutions ne sont pas forcément suffisantes pour tout le monde. Comme la dépression et l’anxiété sont des problèmes collectifs, causés par la société, les solutions devraient également être collectives. Nous devons recréer du lien dans la société et diminuer l’individualisme.

Mon avis sur Chaque dépression a un sens

Chaque dépression a un sens est agréable à lire et se lit comme un roman, car l’auteur ponctue son récit de nombreuses histoires, que je n’ai pas retranscrites ici.

Avant de lire ce livre, j’étais persuadée que la cause de la dépression était un manque de sérotonine, qu’il fallait corriger en prenant des antidépresseurs. Ce livre m’a montré que j’avais tort ! Aujourd’hui je vois la dépression sous un jour nouveau.

La fin me laisse cependant un peu déprimée, paradoxalement : selon l’auteur si nous sommes dépressifs, c’est à cause de la société. Et les solutions qu’il propose sont un peu utopiques, et ne pourront être mises en places que dans plusieurs décennies, et encore : le revenu universel, la méditation pour tous, des endroits spécifiques pour les personnes déprimées…

Mais nous pouvons déjà changer quelques petites choses dans notre quotidien : sortir dehors, méditer, devenir minimaliste, diminuer les réseaux sociaux et la télévision, rencontrer du monde…

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Chaque dépression a un sens

7

7.0/10

Points positifs

  • Truffé de preuves scientifiques
  • Permet de voir la dépression sous un jour nouveau

Points négatifs

  • Très critique envers la société
  • Certaine solutions proposées sont très utopiques
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4 commentaires

  1. Danielle Alexa a dit :

    Que conseillez vous pour arrêter l’ alcool lié à la dépression liée au manque de respert, perte d’ emploi… Y a t’ il un médicament ? SVP
    Merci

    1. Delphine a dit :

      Bonjour Danielle, je te remercie pour ton commentaire.
      J’ai lu sur Internet qu’il existe plusieurs médicaments pour aider à arrêter l’alcool. Je te conseille d’en parler à un médecin ou de contacter l’Association des Alcooliques Anonymes.
      Delphine

  2. […] Chaque dépression a un sens (Johann Hari) […]

  3. […] mieux se tournent malheureusement vers l’alcool ou les drogues, ou finissent par sombrer dans la dépression après des mois ou des années de lutte […]

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